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07h00 : Les sacs sur le dos, nous nous rendons à pied à la station d'Autoroute la plus proche. Marche matinale au bord de la voix, dans la rosée, en se demandant un peu si on sait très bien où l'on va...Je suis Laurent en me disant que là les vacances commencent! J'en profite pour faire passer mon téléphone en mode international, bon...on arrive à la station, Laurent prend un café, il note San Sebastian sur le Veleda. Et nous voilà avec notre joli panneau, tous sourires, et dans le ventre l'excitation du départ! Laurent n'a même pas le temps de finir sa cigarette que nous partons.

Ce sont deux Turques, ils bossent dans le bâtiment, sur un chantier plus loin. Ils n'iront évidemment pas jusqu'au sud de la France! Mais ils peuvent nous déposer dans une grande aire de repos plus loin. J'en profite pour noter une régle de base lorsque l'on voyage en stop : Trouver le point stratégique : le noeud, la foule, le passage, un rond point à la sortie d'une ville, ou encore mieux : la station service, l'aire de repos, où l'on peut directement s'adresser aux personnes susceptibles de nous prendre. Ce qui est plus sympas.

Donc, nos deux chauffeurs nous déposent en cet endroit magique, où une foule de vacanciers vont et viennent! C'est là où ça se complique....Le vacancier, il a une ribambelle d'enfants, de chiens, de sacs, et jusque dans la remorque...Ce qui me permet d'énoncer une deuxième base du stop : Voyager léger! OUI, pour un mec c'est logique, pour une fille ça devient très vite un gros problème, et sur ce point j'ai eu des couilles! enfin, un jean de trop d'après Laurent...C'est que j'avais pas prévu d'acheter des chaussures, une jupe, sur place...Enfin, bref, Voyager léger! Un sac pour deux! De plus : stop tout seul : dangereux, stop à trois : impossible. Une personne toute seule, la voiture à vide, risque de ne pas vous prendre non plus, et c'est compréhensible. Donc, trouver le couple qui voyage léger. Les jeunes sont souvent abordables, mais entassés dans leurs voiture, là les fêtards se rendant à Dax ou Bayonne, à l'allure sympathiques, vous disent désolés qu'ils n'ont pas de place (et on lit dans leur regard qu'ils jéteraient bien leur voisin de siége par la portière...) Le voyage sera long et dur, mais cette pénible route vous ménera à la source jeunes padowans...)

Bref, pour revenir à nos voitures pleines, dur dur...Je m'arrête  à la sortie de l'aire, vérifiant que les voitures puissent s'arrêter (3ème base : logique!) Et là. Patience.

Laurent est parti faire un tour de parking, je brandie mon panneau la bouche en coeur, j'essaie de ne pas me mettre au milieu de la route (la motivation est là!) j'avance, je recule, c'est sympa, les gens ralentissent, lisent le panneau, font des gestes incompréhensibles qui veulent dire des choses comme : pas ma route, trop chargé. Bon, Laurent continue à prospecter. C'est dommage, je n'ai pas pris de boules de jonglage...ça m'aurait peut-être aidé.

Je rejoins Laurent à la cafét' : Zéro/ Zéro. Il s'adresse à un chauffeur de camion Espagnol qui baragouine je n'sais quoi. Celui-ci rentre dans la cafét'. On n'a pas compris grand chose. On continue sur le même ton : "Vous allez sur Bayonne? Vous avez deux places? On va en Espagne...San Sebastian..." Les gens sont sympas mais n'ont pas de places ou autres. ça commence à m'embêter. Mais nous ne sommes là que depuis 1/2 heure, et c'est vrai comme me dit Laurent, "personne n'est obligé de nous prendre, on ne force personne" Exact. Et puis, réaparition du chauffeur espagnol, qui nous fait signe de le suivre ! Il part sur Valence, justement près de notre destination finale (Alicante) Mais nous voulons visiter d'autres villes bien avant, donc nous arrêter à la frontière sera parfait. Arthuro, comme il s'appelle, nous conduit jusqu'à Irun.

Je suis confortablement installé dans la couchette, le panard! Et Laurent articule ses premiers mots espagnols du séjour. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils se disent. Je les entends rire, ils doivent se comprendre! Je commence à m'endormir...

En arrivant à la frontière, Arthuro précise que je dois bien me cacher (il n'a pas le droit de prendre deux passagers). Grâce à son camion qui transporte des produits frais, nous passons sans problème. Et devant tout le monde en plus. Il y a la queue à la frontière. Nous passons, Arthuro nous arrête à Irun. Nous le remercions bien,l'excitation est grande, il est environ midi je crois. Et dire que notre décision de partir ne s'est confirmé il y a seulement deux jours. Tout va très vite.

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Tag(s) : #Espagne (2006) Manuel du stop malin
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